You are currently viewing Le journal d’Onet Technologies au Japon – 4/4

Le journal d’Onet Technologies au Japon – 4/4

Episode 4 – Expatriation et découverte de la culture japonaise

日本語– Japonais : Ecriture et prononciation

Le japonais s’écrit avec des « Kanji » (漢字) et pouvoir lire nécessite patience et persévérance. Il existe également des caractères appelés « Kana » qui forment, pour faire simple, un alphabet phonétique. Il existe deux types de « Kana ». Les « Katakana » (カタカナ) sont principalement utilisés pour écrire des mots d’origine étrangère. Les « Hiragana » (ひらがな) sont fréquemment utilisés pour écrire certains mots, les particules grammaticales,  ou tout simplement pour communiquer avec les personnes qui ne lisent pas les Kanji, étrangères ou japonaises (par exemple, les instructions dans les transports en commun). Il existe une quatrième manière d’écrire le japonais, avec les « rōmaji », c’est à dire l’alphabet latin ! Commençons peut être par celle-ci avec quelques premiers conseils de prononciation pour impressionner vos contacts japonais.

« SHI » de Mitsubishi se prononce « chi » comme dans chimie, mais le « CHI » de Hitachi se prononce « tchi » comme dans tchin-tchin. Se souvenir au passage de ne jamais dire tchin-tchin en trinquant au Japon (cela veut dire « pénis »), on dit Kanpai !

« JI » de Fuji se prononce « dji » comme dans djinn et « GI » de Nigiri de comme le « gui » de guitare.

Deux consonnes identiques à la suite, comme le « KK » de Hokkaidō, se prononcent en marquant une pause au milieu « K…K ». Quant aux voyelles, on les prononce séparément, « AI » comme dans maïs. 

Certaines voyelles sont longues et vous vous êtes peut être déjà demandé comment nous écrire « merci » en japonais : arigatogozaimasu, arigatougozaimasu ou arigatōgozaimasu ?

Ici, le U après le O « OU » marque une voyelle longue, il faut allonger le O. Quand on écrit en rōmaji, on ne signale pas toujours ce O long, mais quand on le fait c’est avec un U derrière ou avec une barre horizontale Ō (qui s’appelle un « macron » au passage, pour de vrai). On écrit ainsi le plus souvent Tokyo, mais on pourrait l’écrire Tōkyō, voire Toukyou car les deux O sont longs.

A noter aussi, le « u » à la fin ne se prononce pas, en principe (mais on l’entend souvent à Tokyo dans certains contextes). Arigatōgozaimasu se prononce donc en faisant durer le S final.

Attention, beaucoup de sons français n’existent vraiment pas en japonais. Si votre nom contient un R (plutôt L), un V (devient B), deux consonnes différentes à la suite (on ajoutera un U entre les deux), un EU ou IN (……), il n’est pas certain que vous compreniez qu’on s’adresse à vous !

Enfin, pour éviter un souci de prononciation bien français, pensez à prononcer le H. Cela vous permettra de dire effectivement Hello Kitty et non « Ero Kitty » (Kitty perverse).

Vous savez maintenant prononcer correctement Kokkai-gijidōmae, la station de métro à laquelle Julien descend pour aller dans les espaces de bureaux du JETRO.

Travailler au Japon

Vous êtes partis du bureau en oubliant d’envoyer votre reporting ? Pas de problème, installez-vous dans le premier CocoDesk que vous trouvez dans le métro. Climatisé, connecté et équipé d’un bureau avec écran. 250 Yens (~2€) pour 15 minutes.

Au Japon, le travail c’est important mais il y a tout de même des limites.

Pour la sortie sur Nintendo Switch du très attendu Monster Hunter : Rise, le vendredi 26 mars, le président de la société Mark-On a accordé un jour de congé à ses employés. Beaucoup avaient demandé un congé et il a conclu que la concentration au travail allait être mauvaise.

Gastronomie

Difficile de parler de culture japonaise sans parler de la nourriture. Il y aurait 160 000 restaurants enregistrés à Tokyo et il est compliqué de choisir un plat pour commencer. En voici un particulièrement bon : Okonomiyaki.

Il s’agit de la « crêpe » ou « omelette » japonaise (en fait, les deux à la fois). La recette varie en fonction des régions et celle de Hiroshima est plutôt connue. Sur un teppan (plaquette chauffante) on met de la pâte à crêpes, puis beaucoup de chou (beaucoup !), de la garniture, des nouilles et on retourne le tout sur les œufs brouillés. Le tout est en général inondé d’une sauce spéciale Okonomiyaki.

Photo Julien Guillemin (N.B. : Il est tout à fait acceptable, et même fréquent, de prendre son assiette en photo)

La garniture est complétement libre. Dans ce restaurant dans Shibuya (photo), la version spéciale du chef est recouverte de fromage raclette, fondu avec un chalumeau à gaz une fois servie sur la table.

Une adresse fortement recommandée pour en déguster à Marseille : Le KO-ISHI, 25 Rue Sainte. Pensez à réserver, c’est délicieux et le restaurant est petit comme souvent au Japon.

Téléopération

Au Japon, les « UFO catcher » ou autre machines similaires remplissent les salles de jeux d’arcades. Il s’agit en général de bien coordonner vison et commandes pour attraper avec des pinces une peluche, un jouet ou autre objet placé dans la vitrine. C’est très varié et d’ailleurs il existe une version permettant d’attraper des oignons. Les fruits et légumes étant très chers au Japon, avec un peu d’adresse, ce jeu pourrait être rentable.

Quand pourrez-vous venir au Japon ?

Malheureusement, ce n’est pas encore bon et nous avons encore peu de visibilité sur une réouverture des frontières japonaises pour les voyages d’affaires ou touristiques.

Il faudra attendre le printemps 2022 pour venir voir la fleuraison des cerisiers (Sakura). Cette année à Kyoto, le 26 mars, elle n’avait jamais été aussi précoce depuis l’année 812. L’an prochain, avant de venir peut être au Japon, vous pourrez vous échauffer à la Japan Expo Sud (Marseille Chanot) dont l’édition 2021 a été reportée du 18 au 20 février 2022.

D’ailleurs, est ce que les japonais connaissent Marseille ? La réponse est oui, grâce à Yūto Nagatomo et Hiroki Sakai.

Laisser un commentaire